Bulletin de l’APBA

Le Bois Angell et les élections 2017

C’est à nouveau le temps des élections municipales. Le Bois Angell est, et à toujours été, un enjeu municipal. C’est à la communauté de choisir le meilleur usage pour ce terrain qui n’a jamais été développé. Ce terrain est très apprécié dans son état actuel, un bijou écologique qui contribue à la “qualité de vie” d’innombrables citoyens de Montréal et de l’Ouest de l’Île.

Ce sont les municipalités qui contrôlent les règles portant sur le zonage, les infrastructures résidentielles et l’aménagement pour ces terrains. Ce sont elles qui décideront le futur du Bois Angell.

Il est assez populaire parmi les candidats de Beaconsfield de dire qu’ils sont “en faveur du Bois Angell”. Nous devons les pousser à être plus cohérents et informés sur leur position concernant le Bois Angell. Car tout est dans les détails et ce sont ces derniers qui prévaleront.

La protection du Bois Angell n’est pas terminée. Le niveau régional a affecté la plupart du Bois Angell comme zone de conservation. Le maire actuel, la grande majorité de ses conseillers et l’administration ont effectués un excellent travail à ce niveau.

Mais en y posant un regard aiguisé d’un expert immobilier, l’on constatera que les parties affectées pour la conservation par l’Agglomération sont pour la plupart pas développables – soit en raison d’un accès insuffisant ou soit qu’elles sont en zones humides.

Les autorités régionales ont laissé à Beaconsfield le soin de décider la zonage sur une portion de 15 à 20 % du Bois Angell qui pourrait dans le futur être le site de projets résidentiels. Beaconsfield, pour une raison ou une autre, n’a pas encore décidé quoi faire à cet égard.

Nous devons donc demander à nos candidats – quelle est votre vision pour ce 15 à 20 % dont l’avenir est entre leurs mains?

Des maisons en rangées ont été construites sur tous les derniers espaces vacants à Beaconsfield. Et elles se vendent. Est-ce la vision que nous voulons – une série de maisons en rangée de haute densité entassées long du Bois “juste parce que nous le pouvons”? Pour que les promoteurs puissent développer des maisons en rangée, la Ville devra coopérer avec eux et choisir d’implanter les infrastructures en aqueduc et en eaux usées ainsi que d’autres infrastructures dans le Bois Angell. Une fois que ces infrastructures seront mises en place, le reste du bois ne sera plus jamais en sécurité. D’un coup, « l’impératif économique » dominera pour justifier l’investissement dans ces infrastructures. Avec les temps, les terrains précédemment zonés conservation seront développés petit à petit. Si la capacité en infrastructure est présente, elle sera utilisée.

Demandez-vous – qui seront les gagnants dans ce scénario ? Et qui en seront les perdants ? Nos taxes municipales baisseront-elles ? Le temps d’attente au feu de circulation à Woodland va-il diminuer ? Et quel impact ces volumes accrues de circulation à l’intersection aura sur sa sécurité?

Nous ne pouvons pas laisser les candidats silencieux sur cette question. Il est impératif qu’ils nous disent leur position vis-à-vis ce dernier 15-20% du Bois Angell. Le jugement qui été rendu cet été dans le procès impliquant l’APBA, la Ville de Beaconsfield et un des propriétaires fonciers litigieux a démontré une fois pour toute, et ce, sans aucun doute, que les municipalités ont le pouvoir de se tenir debout devant les promoteurs si elles croient qu’il est de l’intérêt de leur communauté de protéger les espaces verts sur leur territoire. D’autres causes, notamment celle de Meadowbrook dont le jugement a été publié le mois dernier, partagent cette conclusion. Les vieux arguments des promoteurs portants sur “l’expropriation déguisée” et sur le fait que les droits fonciers doivent prévaloir sur les décisions municipales en matière de zonage ne tiennent plus. Et plus personne ne paie des impôts fonciers dont le montant est basée sur une « valeur de développement ». Si vous entendez un candidat utilisé ces termes, soit qu’il est mal informé ou qu’il supporte une vision de développement sur le 15-20 % de plusieurs maisons en rangée. Ce n’est certainement pas “soutenir le Bois Angell”…

La décision finale concernant le zonage sur cette portion clé de 15-20 % par Beaconsfield n’est toujours pas adoptée. Il faudra que ce soit décidé à un certain moment donné. Les candidats que nous élirons en 2017 en tant que représentants de notre communauté seront ceux qui décideront. Il serait bon de savoir leur position sur la question avant les élections!

Nous devons soutenir nos candidats. Il faut du courage pour se présenter à l’exercice d’une fonction publique. Mais nous devons leurs poser des questions avant les élections afin de ne pas perdre de vue cet enjeu! SVP, sortez et votez!

L’exécutif de l’APBA

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